En feuilletant le dernier né des magazines féminins Be, je suis tombée sur ce visuel de la campagne Repetto.

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Cette pub m'a interpellée parce qu'elle exprime toute l'ambivalence du positionnement de la marque.
L'histoire de Repetto a toujours été marquée par une combinaison entre tradition et modernité : Rose Repetto crée en 1947 son premier chausson de danse pour son fils Roland Petit et remporte un succès notable dans l'univers de la danse mais elle réussit également quelques années plus tard à se faire connaître et aduler d'un public autre que les danseurs, en confectionnant une paire de ballerines alliant confort et sensualité pour Brigitte Bardot qui la portera dans Et Dieu créa la femme de Roger Vadim.
Malgré les années sombres qui ont suivi la mort de Rose Repetto, la marque relancée en 2002 par Jean Marc Gaucher a réussi à perpétuer cette double identité : être à la fois la marque référence des danseurs mais aussi une marque tendance et luxueuse de chaussures de ville.
Il est toujours amusant et intéressant de voir comment l'identité d'une marque (a fortiori quand elle est duale) s'exprime dans sa communication et en particulier dans sa publicité.
Les précédentes campagnes (été et hiver 2009) proposaient une vision plus  traditionnelle et classique de la danse en mettant en avant les "attributs" de la danseuse de ballet classique : pointes et tutu.

 



Avec ce nouveau visuel, une étape supplémentaire est franchie à travers le choix de mettre en avant la dimension contemporaine de la danse. Marie-Agnès Gillot est prise dans une posture dynamique : c'est l'instantané d'un mouvement qui reflète l'avant-gardisme et la modernité. Cette photo associée à celle qui présente un modèle de chaussures de ville sert l'image très tendance de la marque.

Images : Repetto

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